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Entrevue avec le chef Simon Meloche Goulet, propriétaire de la Cabane à Tuque, végane et du terroir

Une cabane à sucre végane? Oui, ça existe. Située à Mont-Tremblant dans les Laurentides, la charmante Cabane à Tuque jusqu’à la fin avril, accueille à l’extérieur, de petites tablées pour ceux qui veulent vivre l’expérience de la nature et la gastronomie des sucres façon végane.

On a rencontré Simon Meloche Goulet, gérant de la Cabane à tuque, qui nous raconte d’où lui est venu l’idée du concept, les particularités de la production locale de sa cabane à sucre et de ses futurs projets.

Comment est née l’idée de fonder la Cabane à tuque?

« J’étais ouvrier-maraîcher avant. Je faisais pousser des légumes pour quelqu’un et j’ai par la suite voulu partir ma propre ferme. Mais je ne voulais pas avoir à devenir un gérant d’employés, de tracteurs. J’ai eu une opportunité de fonder une ferme dans le coin de Bromont. Après avoir eu un rendez-vous par rapport à cela, je suis allé visiter une autre cabane à sucre végétarienne, la Pause Sylvestre. Étant végane, j’ai soudain eu l’idée de partir ma propre cabane à sucre, faire des repas tout en continuant de travailler sur la ferme. De fil en aiguille, j’ai créé mon entreprise. Ainsi, j’ai aussi ma propre ferme pas loin. Et il n’y en a pas de cabane à sucre végane, je suis un peu orphelin. »

Comment décris-tu tes fonctions?

« Je fais tout. Je fais la vaiselle, l’accueil, la bouffe. Je fais pousser les légumes. Je suis impliqué dans tous les processus. Mes employés, ce sont les gens de la communauté qui sont aussi impliqués dans le processus. Je fais beaucoup de d’appels téléphonique et de communications par internet. C’est un peu fou cette année. »

 Où as-tu appris tes aptitudes culinaires?

« J’ai fait de la restauration rapide comme tous les jeunes. Et la qualité m’a vraiment déçu, donc ça m’a fait désapprendre cette discipline. 

Ça fait 20 ans que je fais de la cuisine végétarienne. Donc c’est le résultat de beaucoup de recherches de différentes saveurs. J’ai lâché le tofu ça fait longtemps. Ce qui est l’fun avec mon restaurant, c’est que je me base sur un menu déjà établi de cabane à sucre, c’est vraiment créatif et donc c’est facile de remplacer les trucs. »

Est-ce que tous les ingrédients sont Québécois?

« Tous mes ingrédients proviennent du Québec. Avec mon expérience en tant que producteur, ça rend facile ma tâche d’offrir des ingrédients de qualité puisqu’ils viennent tous du producteur, ça ne vient pas de partout. Ça été fait avec amour. C’est fait maison, ce n’est pas industriel. À part la farine qui est battue par des tracteurs, chaque élément du menu a été fait à la main. Tous les ingrédients sont ainsi Québécois sauf le millet et le sel. Un jour, j’espère remplacer le millet, et le sel, ce serait plus pour des questions de coût. »

Est-ce que tu pourrais me dire quels sont les points saillants du menu?

« Chacun a ses préférences. Tout est unique. Je commercialise ma tourtière au millet que je vends un peu partout. Ma choucroute d’inspiration corréennne est très populaire. Le tempeh de pois jaune aussi. D’autre part, dans mon menu, il n’y a pas de soya depuis 2 ans. J’ai décidé de cle remplacer tout d’abord par du tempeh de soya, et ensuite pour le pois jaune plus regénérateur, moins de type monoculture, et qui engendre plus de rendement. Le tempeh de pois jaune conçu à la Cabane à Tuque est meilleur que le tempeh de soya, et évite ainsi les intolérances alimentaires, les problèmes de digestion, de nos clients. »

Comment vas adapter la Cabane à Tuque aux mesures sanitaires?

« En temps normal, la Cabane à Tuque possède 35 places à l’intérieur, c’est une seule pièce, donc ça ne s’appliquait pas beaucoup pour faire respecter les règles sanitaires.

Ainsi, nous nous sommes adaptés en déplaçant les tablées à l’extérieur. Je suis zéro déchet aussi. Les gens emmènent leurs propres contenants. Je passe aussi de 2 à 10 employés. La disposition extérieure est destinée à être vraiment agréable. Je respecte les mesures sanitaires, la distanciation entre les tables, le port du masque et des plexiglass ont été ajoutés. Les employés se laveront régulièrement les mains. Mon stationnement sera transformé en restaurant. Les gens peuvent aussi profiter de la nature, marcher dans le bois juste à côté. »

Qu’est-ce qui te passionnes à diriger ton entreprise ?

« Le côté communautaire, de partager le terroir de faire réaliser au gens qu’on peut ouvrir son frigo et de savoir d’où chaque ingrédient provient. J’aime partager et inspirer des gens. Je suis agriculteur donc normalement travail seul. Le printemps, c’est agréable de voir à nouveau des gens. »

Comment es-tu devenu végane?

« Quand j’étais jeune, mon père était végétarien. Tout le monde lui disait qu’il n’était pas en forme, mais pourtant il l’était tellement à mes yeux. Mon oncle, ma grand-mère l’étaient aussi, ça m’a enlevé la peur d’essayer. Un jour, à 17 ans, je suis parti tout seul en vélo camping pour aller au Nouveau Brunswick. J’avais 1000 km à faire. Je me suis rendu compte que chaque fois que j’arrêtais pour manger, je tombais endormi. Alors, j’ai arrêté la viande et ça a cessé. Donc j’ai rééessayé et j’ai vu que c’était bel et bien la cause du problème.

Quand je mange du fromage, du lait, des œufs, je tombe endormi. Depuis que je suis végane, je suis exponentiellement en forme. Encore là, je sais que ça fait partie du secret de ma forme. Dans ma gang, je suis un peu comme la « bibitte », je fais des marathons, des Ironman et pourtant je ne m’entraîne pas beaucoup. Et aussi, je le suis pour la cause de la protection des animaux et de l’élevage. Quand on sait qu’on peut survivre sans ça, pourquoi en manger? À part pour le goût. »

Comment envisages-tu le futur de tes entreprises de production locales?

«Je ne fais pas partie de ma Cabane à la maison pour des raisons environnementales et leur utilisation du plastique. La Cabane à Tuque en 2021, c’est donc un seul mois d’activité jusqu’à la fin avril. Dans ma tête ce sera ma dernière année. Même un boom de clientèle ne me fera pas continuer. Mon projet ce n’est pas de grossir, je veux garder ça petit et continuer de peaufiner le projet. Il y aussi une nouvelle boutique en ligne depuis 2021 où les gens peuvent se procurer des produits, livraison incluse partout à Mont-Tremblant et à Montréal.

Mais je vais revenir à mon premier amour, l’agriculture. J’ai aussi ma ferme en bas, donc je vais faire des marchés publics dans ma région. »

Pour une expérience unique de cabane à sucre végane, allez visiter la Cabane à Tuque au Mont Tremblant en faisant une réservation et visitez la boutique en ligne!

http://lacabaneatuque.com/fr/

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